Quel type de logement ?
Pourquoi la surface ne suffit pas ?
Deux maisons de 110 m² peuvent demander 6 kW pour l'une et 14 kW pour l'autre. Tout dépend de l'isolation, des fenêtres, de la hauteur sous plafond, de l'exposition et du climat local.
Les ratios au mètre carré, du type « 100 W par m² », donnent un ordre de grandeur, jamais une puissance à commander.
Le calcul des déperditions
L'installateur calcule, pièce par pièce, la chaleur perdue par les murs, la toiture, le sol, les fenêtres et le renouvellement d'air. Il le fait pour la température extérieure de base du secteur : -5 °C à Saint-Nazaire.
La somme donne la puissance dont la maison a besoin le jour le plus froid de l'année statistique. La PAC est choisie pour couvrir l'essentiel de ce besoin, souvent 80 à 100 %.
| Poste de déperdition | Part typique dans une maison des années 1970 |
|---|---|
| Toiture et combles | 25 à 30 % |
| Murs | 20 à 25 % |
| Renouvellement d'air et fuites | 20 à 25 % |
| Fenêtres | 10 à 15 % |
| Plancher bas | 7 à 10 % |
Répartition indicative. Isoler les combles avant de choisir la PAC réduit d'autant la puissance nécessaire.
Puissance nominale et puissance à la température de base
Les fiches techniques mettent en avant une puissance « nominale », mesurée à +7 °C extérieur. À -5 °C, la même machine restitue nettement moins, parfois 30 % de moins.
C'est la puissance restituée à la température de base qui doit couvrir vos besoins. Exigez qu'elle figure sur le devis.
Les signaux d'un devis mal dimensionné
- Aucune note de calcul jointe, seulement une puissance nominale.
- La puissance est donnée à +7 °C extérieur, pas à la température de base.
- La même puissance est proposée quelle que soit l'isolation déclarée.
- Une résistance d'appoint présentée comme « normale » tout l'hiver.
Demander un dimensionnementGratuit, sans engagement, en deux minutes.
Obtenir mes devisUn exemple de calcul simplifié
Prenons une maison de 110 m² des années 1970 à Saint-Nazaire, combles isolés en 2010, fenêtres en double vitrage, murs non isolés. Le calcul pièce par pièce donne des déperditions d'environ 95 W par m² à -5 °C.
Besoin total : 110 × 95, soit environ 10,5 kW. L'installateur retiendra une PAC capable de restituer 9 à 10,5 kW à -5 °C, une petite résistance d'appoint prenant le relais les rares jours les plus froids.
| Donnée d'entrée | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Surface et hauteur sous plafond de chaque pièce | Le volume d'air à chauffer |
| Composition des murs, toiture, plancher | La résistance thermique de chaque paroi |
| Type et surface des fenêtres | Les pertes par les vitrages |
| Ventilation (naturelle, VMC simple ou double flux) | Les pertes par renouvellement d'air |
| Température de base du secteur | Le jour de référence le plus froid |
Et la production d'eau chaude ?
Si la PAC produit aussi l'eau chaude sanitaire, sa puissance n'a pas besoin d'être augmentée : la production d'eau chaude se fait en priorité, sur de courtes périodes. En revanche, le volume du ballon doit être adapté au foyer, environ 50 litres par personne.
Surdimensionner, une fausse sécurité
Une PAC trop puissante démarre et s'arrête sans cesse : ces cycles courts usent le compresseur et dégradent le rendement. Les machines à compresseur inverter tolèrent mieux un léger surdimensionnement, mais au-delà de 20 à 30 % de marge, vous payez plus cher une machine qui fonctionnera moins bien.
Sources : INSEE, recensement de la population ; ADEME, base des DPE des logements existants depuis juillet 2021(maisons individuelles). Les DPE portent sur les maisons diagnostiquées, à l'occasion d'une vente ou d'une location le plus souvent : c'est un large échantillon du parc, pas un recensement exhaustif.
Questions fréquentes
Faut-il un audit énergétique avant ?
Ce n'est pas obligatoire pour un remplacement de chauffage seul. Un audit est en revanche utile, et exigé, si vous visez une rénovation d'ampleur aidée.